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Moyen-âge

  • Par lettres datées de l’an 1109, l’empereur Henri IV, avec le consentement de plusieurs archevêques et évêques, et à la prière d’Antoine, abbé de Senones, confirme les possessions de cette abbaye à Moyen, Buriville, Colombey, etc… Ces possessions étaient donc antérieures à cette date.
  • En 1123, le pape Callixte II sanctionne par une bulle pontificale, la collation de la Cure et des dîmes de Moyen aux religieux de Senones.

En ces temps reculés, l’abbaye de Senones ne fut pas seule à posséder des droits féodaux sur Moyen : l’église de Saint Dié avait aussi un alleu (droit féodal) sur Moyen et la propriété de la moitié du moulin. L’abbaye de Moyenmoutiers avait aussi des possessions à Moyen.

  • Vers 1153, Drogon de Nancy (sénéchal de Lorraine) échange avec Mathieu 1er (duc de Lorraine) le château de Nancy et la ville construite au dessous avec ses dépendances, contre le château et la Chatellenie de Rosières-aux-Salines, les bans de Lenoncourt, de Moyen et d’Haussonville.
    La maison de Lenoncourt ne conserva pas longtemps des droits sur Moyen : en 1196, la maison de Lorraine les avait acquis à nouveau.
  • En 1224, Jean d’Apremont, évêque de Metz, obtient de l’abbaye de Senones la cession de ses principaux droits sur Moyen, en échange d’autres revenus pour une valeur de 10 livres annuels (monnaie de Metz).

    En acquérant ces domaines et ces droits sur Moyen, l’évêque de Metz voulait y créer une Chatellenie, destinée sans doute à compléter le réseau de Vic-sur-seille, Baccarat, Rambervillers.

Le ban de Moyen (banni Medii Castri) devait comprendre, outre le territoire actuel, celui de Vathimenil qui y figure dès 1225 et celui de Mervaville (“mirabilium villa”, aujourd’hui sur la commune de Flin).

Mervaville, siège d’un prieuré fondé en 1224 dédié à la Vierge Marie, où d’après la tradition s’opéraient d’étonnants miracles (d’où viendrait le nom “mirabilium villa”) et autour duquel s’était formé un village.
Mais ni la Vierge Marie ni ses miracles ne purent empêcher la destruction totale de ce village lors de la Guerre de 30 ans


Le Chapitre de Metz possédait aussi le ban de Saint-Clément, qui comprenait de plus les territoires de Laronxe, Chénevières et la Cense de Betaigne.

En faisant le choix de Moyen, les êvèques de Metz n’avaient pas fait un choix en aveugle pour compléter le réseau de leur prévôté de Vic.
En ces temps de violences, de guerres privées et d’invasions, il eût été bien imprudent d’établir le siège d’une Chatellenie en un lieu dépourvu de défenses.
Il est probable que Moyen avait conservé un poste militaire de l’époque gallo-romaine.
Il n’est pas admissible que l’évêque Jean d’Apremont, et surtout Jacques de Lorraine qu’on a surnommé “le grand bâtisseur de forteresses” aient laissé Moyen à la merci d’un coup de main.
Il est bien plus vraisemblable que ce poste suffisait alors qu’on ne connaissait pas la poudre, et qu’il n’exigea que quelques réfections, quelques additions trop peu importantes pour avoir été relatées par les Chroniqueurs.

Il y a aussi la tradition qui parle d’un château antérieur au 15ème siècle.
Enfin, des fouilles faites vers 1838 ont mis à découvert une voûte, une cave comblée, qui ne peuvent remonter qu’à cette époque reculée.

Mais voici qu’apparut un nouvel agent de destruction dans les guerres modernes : la poudre noire !

Les antiques murailles vont être insuffisantes : il faudra élever un nouveau château-fort…

Carte des environs de la ville de Nancy – 1698
Moyen et ses environs – 1698

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